À la recherche d’un climat plus clément ou d’un coût de vie moins élevé, vous envisagez de partir vivre votre retraite à l’étranger.
Pour réussir son expatriation à la retraite, il faut bien préparer son départ et en anticiper les conséquences.
Vous trouverez dans cette fiche pratique les éléments à prévoir pour prendre sa retraite à l’étranger.
1. Réalisez les démarches administratives nécessaires pour prendre sa retraite à l’étranger
Vous devez être en possession de papiers en règle pour entrer dans un pays étranger. Assurez-vous que vous détenez les papiers vous permettant d’entrer sur le territoire et d’y séjourner.
Votre titre de séjour
Si vous partez dans un pays de l’Union européenne, vous n’aurez pas besoin de titre de séjour particulier. Votre carte d’identité ou votre passeport suffisent. Toutefois, pensez à vous enregistrer auprès des autorités. Renseignez-vous à la mairie de votre lieu de résidence.
Si vous partez dans un pays en dehors de l’Union européenne, demandez un visa en France auprès du consulat du pays. Les visas sont en général valables entre 3 et 6 mois. Au-delà, vous devez demander un titre de séjour auprès des autorités sur place. Les conditions varient d’un pays à l’autre. Renseignez-vous auprès de l’ambassade du pays.
Une autre solution peut être de revenir en France un peu avant l’expiration de votre visa pour en demander un nouveau. Cela évite de demander un titre de séjour qui est, dans certains pays, plus difficile à obtenir.
Votre permis de conduire
Le permis français suffit dans les pays de l’Union européenne ainsi qu’en Suisse, en Islande, au Liechtenstein et en Norvège.
Dans les autres pays, vous devez détenir un permis de conduire international. Pour l’obtenir, adressez votre demande au Service national chargé des échanges de permis et des permis internationaux ou, à Paris, au Centre de ressources des échanges de permis de conduire étrangers et des permis internationaux de conduite (Crepic).
2. Renseignez-vous sur les formalités bancaires et financières permettant de prendre sa retraite à l’étranger
Pour prendre sa retraite à l’étranger, il est indispensable de disposer de ressources et un certain nombre de formalités doivent être envisagées avant votre départ.
Le versement des pensions de retraite
Le fait de partir vivre à l’étranger pendant votre retraite ne vous empêche pas de percevoir vos pensions.
Vous devez effectuer 3 démarches :
- Indiquez vos coordonnées bancaires à votre caisse de retraite en lui adressant votre nouveau relevé d’identité bancaire (IBAN). Vos pensions peuvent vous être versées sur un compte en France ou à l’étranger.
- Dès que vous avez connaissance de votre nouvelle adresse, signalez-la à votre caisse de retraite primaire et/ou complémentaire qui vous adressera l’imprimé nécessaire au paiement ou à la poursuite du paiement de votre retraite.
- Votre caisse vous demandera un certificat de vie. Il s’agit d’un document à faire remplir par l’autorité compétente de votre pays d’accueil (mairie, notaire public) ou à défaut par le consulat de France. Valable un an, vous devrez l’adresser tous les ans à chaque caisse de retraite primaire ou complémentaire à laquelle vous êtes affilié.
Vos comptes bancaires
Vous devez signaler à votre banque que vous quittez la France mais cela ne vous empêche pas de conserver votre compte français.
Vous pouvez bien entendu ouvrir un compte complémentaire dans une banque du pays où vous projetez de résider.
La déclaration de vos revenus aux impôts
Si vous résidez moins de 183 jours en France, votre domicile fiscal change au profit de votre pays d’accueil.
L’imposition de vos revenus dépendra des accords passés avec votre pays de résidence et la France. Si aucune convention n’a été passée, vous risquez une double imposition !
En principe, les revenus de source française, dont les pensions des retraites, sont imposés en France. Mais il existe des exceptions par exemple en Tunisie ou au Maroc où les pensions des résidents étrangers sont imposées sur place.
3. Veillez à être couvert pour vos frais de santé
Tomber malade peut arriver n’importe où. Avant de vous expatrier, il est impératif de vérifier que vos frais de santé seront pris en charge. À défaut, il faudra prévoir de vous assurer.
La sécurité sociale
Vous pouvez continuer à être pris en charge par l’Assurance maladie si vous touchez une pension de retraite française. Vous pourrez venir vous faire soigner en France.
Sur place, les conditions de prise en charge varient selon les pays et selon votre situation.
Les assurances complémentaires
À défaut d’une bonne couverture, il est conseillé de cotiser volontairement à la Caisse des Français à l’étranger et/ou d’opter pour une assurance internationale privée.
4. Signalez votre départ à l’étranger
Les Français expatriés peuvent avoir besoin de services accordés par les ambassades de France. Se signaler permet d’en bénéficier et même de continuer à voter aux élections politiques françaises.
Inscrivez-vous au registre des Français établis hors de France
L’inscription au registre des Français établis hors de France n’est pas obligatoire mais elle est conseillée. Gratuite, elle vous facilitera le traitement de vos démarches administratives.
Le consulat dispose de vos coordonnées et de celles de vos proches en France en cas d’urgence. Il peut vous envoyer si besoin des messages électroniques sur l’organisation des élections, les conditions de sécurité, l’organisation de tournées consulaires. Les services délivrés par les consulats (renouvellement de passeport, demande de bourse scolaire, état-civil, etc.) sont facilités.
Pour s’inscrire, il suffit de s’adresser au consulat français du pays où vous résidez.
Continuez de voter de l’étranger
Vous pouvez continuer à voter en France :
- soit par procuration à condition d’être inscrit sur les listes électorales de votre commune de naissance ou de votre dernière résidence ;
- soit dans le pays où vous êtes expatrié, au bureau de vote de l’ambassade ou au consulat français à condition d’être inscrit sur les listes consulaires.
Depuis 2012, il est possible de voter par voie électronique :
- aux élections législatives pour les électeurs inscrits dans l’une des 11 circonscriptions électorales à l’étranger ;
- aux élections des conseillers consulaires.