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Quelles aides pour les personnes âgées à faibles revenus ?

Mis à jour le 02/11/2023

Temps de lecture estimé à 6 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Personne âgée dependance
© Thinkstock
Retraite des salariés du privé

Sommaire.

  1. Allocation de solidarité aux personnes âgées
  2. Faibles revenus : aides supplémentaires aux personnes âgées

Les personnes âgées à faibles revenus ont droit à certaines aides légales : l’allocation de solidarité aux personnes âgées, l’allocation supplémentaire d’invalidité, le minimum contributif, l’aide sociale à l’hébergement. Petit tour d’horizon !

Bon à savoir

Pour savoir à quelles aides elles ont droit, les personnes âgées à faibles revenus peuvent se rendre sur le site mes-aides.gouv.fr.

Allocation de solidarité aux personnes âgées

Conditions d’obtention de l’ASPA

L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) remplace le minimum vieillesse.

Bon à savoir

Les personnes qui percevaient le minimum vieillesse au 1er janvier 2006 peuvent continuer de le toucher, ou demander à toucher, à la place, l’ASPA.

L’ASPA est octroyée aux personnes âgées remplissant certaines conditions. Elles doivent avoir au moins 65 ans ou avoir au moins l’âge légal de départ en retraite dans les cas suivants :

  • les personnes reconnues inaptes au travail ;
  • les mères de famille qui ont élevé au moins trois enfants, ont au moins 120 trimestres d’assurance et ont exercé un travail manuel ouvrier pendant 5 ans au cours des 15 années qui précèdent la demande de pension ;
  • les pensionnaires de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), les titulaires d’une retraite d’inaptitude au travail après une pension d’invalidité, les titulaires de la carte mobilité inclusion mention « invalidité » (ou une ancienne carte d’invalidité en cours de validité) à 80 % et les assurés justifiant d’une incapacité permanente au moins égale à un taux qui sera fixé par décret ;
  • les bénéficiaires d’une retraite anticipée pour handicapés, d’une allocation aux adultes handicapés, de l’aide sociale aux infirmes, grands infirmes et aveugles ;
  • les anciens prisonniers de guerre ayant été captifs durant un temps minimal et les anciens déportés ou internés titulaires de la carte de déporté ou interné de la Résistance ou de la carte de déporté ou interné politique.
Bon à savoir

Depuis le 1er juillet 2020, les bénéficiaires du RSA ne sont plus obligés de faire valoir leurs droits à l’ASPA dès 65 ans. Ils ont la possibilité d’attendre leurs 67 ans et, ainsi, éviter une éventuelle décote s’ils ne disposent pas de la durée d’assurance requise (circulaire Cnav n° 2020-27 du 13 juillet 2020, pris en application de l’article 82 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019). Les bénéficiaires reconnus inaptes au travail peuvent toujours faire valoir leurs droits dès 62 ans.

Elles doivent résider en France de façon stable et régulière : c’est-à-dire y avoir son foyer ou son lieu de séjour principal (en principe, y séjourner au moins 6 mois au cours de l’année de versement des prestations).

Elles ne doivent pas dépasser certaines ressources :

  • depuis le 1er avril 2023, les ressources du bénéficiaire ne doivent pas dépasser, en y incluant l’ASPA elle-même ainsi que les revenus du conjoint, du concubin ou du pacsé, la somme de 11 532,96 € par an pour une personne seule ou 17 904,96 € par an pour un couple ;
  • pour évaluer les ressources, on prend en compte les pensions vieillesse et invalidité, les revenus de placements financiers à hauteur de 3 %, les revenus de biens immobiliers à hauteur de 3 % (sauf la résidence principale ou l’exploitation agricole) ;
  • certains revenus qu’auraient procurés les biens donnés aux descendants dans les dix années précédant la demande d’ASPA ;
  • par contre, pour évaluer les ressources du demandeur de l’ASPA, on ne prend pas en compte les prestations familiales, l’allocation de compensation aux aveugles et grands infirmes, la retraite de combattant, l’allocation logement, ou encore certaines pensions ou allocations particulières.

Si vous n’avez pas la nationalité française, vous pouvez toucher l’ASPA aux conditions suivantes :

  • si vous avez un titre de séjour vous autorisant à travailler, depuis au moins 10 ans ;
  • si vous êtes réfugié ou apatride ;
  • si vous avez combattu pour la France ou si vous êtes ressortissant d’un pays membre de l’Union européenne, ou membre de l’Espace économique européen, ou de la Suisse.

Demande d’ASPA

La personne âgée doit demander l’ASPA à la caisse de retraite dont elle dépend.

Si la personne âgée dépend de plusieurs caisses, elle doit faire la demande d’ASPA à :

  • la caisse du régime général des salariés si elle touche un avantage vieillesse de cette caisse ;
  • la caisse de mutualité agricole si elle touche une retraite de non-salarié du régime agricole et si, au jour de la demande, elle est exploitant agricole ;
  • dans les autres cas, la demande d’ASPA doit être faite à la caisse qui verse la retraite la plus élevée.

Si la personne âgée n’a droit à aucune pension, elle doit demander l’ASPA au Service d’allocation de solidarité aux personnes âgées (SASPA), qui dépend de la Caisse des dépôts et consignations.

Montant de l’ASPA

On calcule le montant de l’allocation de solidarité qui sera versée à la personne âgée, de telle sorte que les ressources du bénéficiaire lui assurent un revenu minimum de :

  • 11 532,96 € par an ou 961,08 € par mois pour une personne seule ;
  • 17 904,96 € par an ou 1 492,08 € par mois pour un couple.

Si le bénéficiaire perçoit des revenus, le montant de l’ASPA est donc calculé ainsi : 11 532,96 - montant des revenus.

Récupération sur la succession

Les sommes versées au titre l’ASPA sont récupérables sur la succession du bénéficiaire, si l’actif net de la succession dépasse 39 000 € en métropole, et 100 000 € en Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion et Mayotte (article L. 815-13 du Code de la sécurité sociale). Les sommes sont récupérées uniquement sur la partie de la succession qui dépasse ces montants.

Bon à savoir

Le seuil de recouvrement évolue à compter du 1er septembre 2023. Il passe à 100 000 € en France métropolitaine et à 150 000 € jusqu’au 31 décembre 2029 en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à La Réunion et Mayotte.

Les sommes récupérées ne doivent pas dépasser 7 732,41 € par an pour une personne seule ou 10 344,80 € par an pour un couple de bénéficiaires.

Faibles revenus : aides supplémentaires aux personnes âgées

Allocation supplémentaire d’invalidité

L’allocation supplémentaire d’invalidité est versée à la personne âgée qui n’a pas atteint l’âge pour percevoir l’ASPA.

Le minimum contributif

Le minimum contributif est le montant minimum au-dessous duquel votre pension de retraite ne doit pas descendre. Il est de 709,13 € par mois pour moins de 120 trimestres cotisés, et de 819,72 € par mois pour 120 trimestres cotisés ou plus.

Le minimum contributif ne doit pas aboutir à ce que la personne âgée touche plus de 1 352,23 € par mois au total (article D. 173-21-0-0-1 du Code de la sécurité sociale).

Aide sociale à l’hébergement

L’aide sociale à l’hébergement (ASH) est destinée à la personne âgée qui n’a pas les moyens de payer son hébergement dans un établissement spécialisé.

Pour approfondir la question :

  • Pour contester un refus de vous accorder l’ASPA, inspirez-vous de notre modèle de lettre.
  • L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est là pour aider la personne âgée qui souffre d’un handicap. Notre page vous en dit plus à ce sujet.
  • Il ne faut pas oublier qu’une retraite complémentaire peut accompagner votre retraite de base. Notre fiche pratique vous guide pas à pas.

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