L’audit retraite est une étude personnalisée menée par un organisme tiers permettant à un assuré de reconstituer sa carrière et d’optimiser le niveau de sa future pension. Il s’adresse aux salariés comme aux non-salariés.
Selon les prestataires de services et la complexité du dossier, un bilan retraite peut aller de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros.
Pourquoi faire un audit retraite et comment se déroule-t-il ? Toutes les réponses maintenant.
Objectifs d’un audit retraite
Aujourd’hui, chaque assuré dispose d’un relevé de carrière auprès de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). Ce relevé comptabilise et regroupe toutes les années cotisées (trimestres et caisses complémentaires) auprès du régime général. Il est constitué grâce aux déclarations des employeurs qui adressent annuellement une « déclaration de données sociales » aux caisses de retraite. Toutes les informations sur les rémunérations et les cotisations versées pour chaque salarié y figurent.
S’y ajoute un relevé de situation individuelle. Il s’agit d’un récapitulatif de carrière interrégimes. Il collationne tous les droits acquis dans les régimes de retraite obligatoires de base et complémentaires. Les droits y sont exprimés en trimestres (régime de base) et en points (régimes complémentaires).
Ces relevés sont parfois incomplets, notamment lors d’un itinéraire professionnel compliqué : changements de régime, période de chômage, travail à temps partiel, expatriation, etc.
En cas de doute sur la sincérité de ces documents, l’audit retraite permet d’en vérifier les données et de rectifier d’éventuelles erreurs. Concrètement, l’audit revient à donner mandat à un prestataire qui collectera auprès des employeurs, des organismes de retraite de base et complémentaires l’ensemble des informations nécessaires à l’évaluation des droits à la retraite de son client.
Avant 1er juillet 2021, les assurés devaient attendre leurs 55 ans pour demander une rectification de leur relevé de carrière. Depuis cette date, tous les assurés, quel que soit leur âge, peuvent demander une rectification de leur relevé de carrière.
Audit retraite : déroulement
Un audit retraite comporte 3 étapes :
- la collecte des informations ;
- l’analyse de la situation ;
- les préconisations faites à l’assuré social pour optimiser sa situation.
En pratique, l’auditeur aura pour mission :
- l’identification et l’interrogation des caisses de retraites ;
- l’analyse les relevés de carrière ;
- le contrôle des informations recueillies ;
- l’identification des anomalies ;
- la simulation du montant de la future pension.
Ce travail s’achève par la remise d’un rapport d’audit. Dans ce document d’une quinzaine de pages sont récapitulés :
- l’historique de carrière du client ;
- les incohérences identifiées et les régularisations à effectuer ;
- l’âge auquel l’assuré pourra obtenir sa pension à taux plein ;
- l’évaluation du montant de cette pension (régime général + régimes complémentaires) ;
- le taux de remplacement ;
- les droits à réversion du conjoint en cas de décès.
Intérêt et coût de l’audit retraite
Un audit retraite permet de vérifier, d’estimer et d’optimiser les droits à la retraite d’un assuré qu’il soit salarié (régime général, Agirc-Arrco) ou non-salarié (régime général, CIPAV, CNBF, CAVEC, CARPIMKO, MSA, etc.).
Il permet aussi de quantifier les conséquences d’un départ anticipé ou retardé, de découvrir les solutions (rachats de trimestres, etc.) les mieux adaptées au cas par cas.
Un bilan retraite peut être réalisé à partir de 45/50 ans. À cet âge, il permet d’obtenir une projection chiffrée du montant de la future pension en fonction de différentes hypothèses de carrière.
L’assuré peut également personnaliser son bilan en intégrant des facteurs comme le cumul emploi-retraite ou bien encore, dans le cas d’une assurée, évaluer l’incidence d’un congé maternité.
La réalisation d’un bilan retraite coûte de 400 à 2 500/3 000 € environ. Ces écarts de prix dépendent de la complexité du dossier et de la qualification de l’auditeur. Il est conseillé de sélectionner un cabinet ayant pignon sur rue et de vérifier la compétence juridique de l’auditeur en charge du dossier.