Complément retraite

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Mieux vaut disposer d’un complément de retraite quand on sait que la moyenne d’une pension de retraite tourne autour de 1 376 € brut (1 283 € net), selon les chiffres de la CNAV. 

Plusieurs moyens permettent de se constituer ce complément de retraite : un travail d’appoint, les formules de retraite salariale ainsi que certains produits d’épargne individuelle.

Complément de retraite et revenus d'activité

Selon les chiffres de la CNAV (Caisse nationale d’assurance retraite), 397 038 retraités cumulaient une activité salariée relevant du régime général tout en percevant une pension en 2019.

Sous certaines conditions, la loi permet à un retraité de cumuler une pension de retraite et un revenu d’activité.

Deux cas de figure sont possibles :

  • Un affilié qui part à taux plein (166 trimestres pour les personnes nées depuis 1955) et après avoir mis fin à l’ensemble de ses activités peut reprendre une activité rémunérée dans le public ou dans le privé, sans que ce cumul soit plafonné.
  • Faute d’avoir tous les trimestres requis pour le taux plein, ce cumul ne peut être que partiel. Pour le régime de base, le total du nouveau revenu et des retraites ne doit pas dépasser la moyenne mensuelle des revenus d’activité des 3 derniers mois civils. Si ce calcul est plus avantageux, le total mensuel du nouveau revenu + pensions ne doit pas dépasser 160 % du Smic, soit 2 795,52 € au 1er mai 2023 (2 734,85 € au 1er janvier 2023).

Avec le régime complémentaire Agirc-Arrco, les règles sont similaires, mais le plafond de ressources ne doit pas excéder la plus élevée de ces 3 sommes : 1,6 fois le Smic, le dernier salaire ou la moyenne des 10 dernières années de salaire.

Bon à savoir : en ce qui concerne les libéraux, le cumul partiel ne doit pas dépasser le plafond annuel de la Sécurité sociale, c'est-à-dire 43 992 € en 2023.

Épargne salariale et complément de retraite

Les entreprises disposent de plusieurs formules permettant à leurs salariés de disposer d’un complément de retraite.

Bon à savoir : la loi Pacte (loi n° 2019-486 du 22 mai 2019) a créé un nouveau produit d'épargne retraite : le PER (plan d'épargne retraite) qui peut être individuel, d'entreprise collectif et d'entreprise obligatoire. Il remplace notamment le PERP, le PERCO, le PERE (article 83) et les contrats Madelin depuis le 1er octobre 2019. Ces produits ne sont plus commercialisés depuis le 1er octobre 2020. Ils peuvent continuer à être alimentés par les épargnants ou bien être transformés en PER.

PERE

Le plan d'épargne retraite entreprises (PERE) qui est un contrat d'assurance-vie collectif souscrit par l'entreprise. Avec ce produit, le montant des cotisations est défini dès le départ. Une fois à la retraite, le bénéficiaire reçoit un complément de retraite à vie.

Bon à savoir : les PERE comprennent plusieurs profils de gestion. Le salarié approchant de la retraite aura intérêt à sécuriser son épargne, en choisissant le profil de gestion « prudent » qui fait la part belle aux titres financiers peu risqués : obligations, etc.

Le PERE n'est plus commercialisé depuis le 1er octobre 2020.

Retraite chapeau

Les retraites chapeaux : ces produits d'épargne retraite sont assimilables à un contrat d'assurance-vie collectif. Le salarié connaît, dès le départ, le montant du complément qui lui sera versé une fois à la retraite (s’il est toujours dans l'entreprise en quittant la vie active). Là aussi, plus le salarié approche de la retraite et plus il aura intérêt à sécuriser son pécule en allégeant la poche actions.

PERCO

Le plan d'épargne retraite collectif (PERCO) est un contrat alimenté par les versements du salarié et les abondements éventuels de l'employeur. Les sommes capitalisées sont acquises même si le salarié quitte l'entreprise.

À noter : les PERCO proposent souvent des formules de gestion par horizons. L’épargne est alors progressivement sécurisée à mesure que l'épargnant prend de l’âge afin de le protéger contre les aléas des marchés financiers.

Le PERCO n'est plus commercialisé depuis le 1er octobre 2020.

PER

Le plan épargne retraite (PER), instauré le 1er octobre 2019, se décline sous plusieurs formes :

  • Le plan épargne retraite collectif facultatif qui est ouvert à tous les salariés et qui succède aux PERCO.
  • Le plan épargne retraite obligatoire qui succède aux contrats « article 83 ».

Ces deux produits peuvent être regroupés en un PER unique : le PER individuel qui remplace les contrats PERP et Madelin.

Ces différents produits sont régis par des règles identiques :

  • L'épargne peut être retirée à tout moment pour l'achat de la résidence principale ou en cas d'accident de la vie.
  • Lors du départ en retraite, l'épargne volontaire peut être liquidée en rente ou en capital.
  • Les droits sont transférables d'un produit à un autre.
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Complément de retraite et épargne individuelle.

Plusieurs produits d’épargne ont été conçus afin de permettre aux épargnants de se constituer un complément de retraite.

Assurance-vie

L’assurance-vie reste le meilleur dispositif financier en vue de la retraite. Le titulaire peut récupérer son épargne sous forme de capital ou de rente viagère avec un bonus fiscal complet au bout de 8 ans.

À noter : dans le cas d’un contrat en unité de compte (UC), la constitution d’un complément de retraite doit aller de pair avec la prudence : lorsque le moment de la retraite se rapproche, l’assuré à intérêt à transférer progressivement l'épargne des UC en actions vers le fonds en euros. Fiscalement, la rente est imposée en fonction de l’âge du crédit-rentier. Ce pourcentage tombe à 30 % au-delà de 70 ans.

SCPI

Les sociétés civiles de placement dans l'immobilier (SCPI) : elles permettent de vous constituer un complément de retraite régulier. Le principe est simple : le souscripteur achète des parts dans une société qui investit dans la pierre. En contrepartie, un coupon trimestriel correspondant au loyer encaissé par la SCPI lui est versé, une fois les frais de gestion déduits.

Bon à savoir : c’est avec les SCPI investies dans l’immobilier professionnel (bureaux, entrepôts, etc.) que le rendement est le plus élevé, de l’ordre de 4,5 % en 2017.

Les contrats Madelin

Destinés aux travailleurs non salariés (TNS), ces contrats permettent de se constituer un complément de retraite, le capital accumulé se transformant en rente lors du dénouement du contrat. La rente perçue au titre d'un contrat Madelin est soumise à l'impôt sur le revenu après un abattement de 10 %. 

Les contrats Madelin retraite ne sont plus commercialisés depuis le 1er octobre 2020.

L'immobilier

L'immobilier en direct est un placement utile pour qui cherche à se doter d’un complément de revenu. Les rendements bruts dépassent rarement 2 à 3 % dans les mégapoles où le prix du m2 est élevé, mais peuvent atteindre 6 % dans les villes de province. Ils permettent de s'assurer des ressources supplémentaires ou de récupérer un capital si l'investisseur vend les biens au moment de la retraite.

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